Un seul mécanisme à appliquer : 3 copies, 2 supports, 1 copie hors du système principal.
À utiliser pour valider une stratégie de sauvegarde contre panne, erreur humaine et chiffrement.
La règle 3-2-1 n’est pas un slogan. C’est un test de survie.
Trois dossiers sur le même serveur ne font pas trois sauvegardes. Si le serveur tombe, ou si tout est chiffré, tout disparaît en même temps.
Selon le guide CISA (https://www.cisa.gov/stopransomware/ransomware-guide), la diversité des copies évite qu’une panne, une erreur ou une compromission détruise tous les chemins de restauration.
Mécanisme simple : 3 copies, sur 2 types de supports, dont 1 copie séparée du système principal. Comme trois clés dans le même sac : si vous perdez le sac, vous perdez tout.
##Test rapide : les 7 signaux d’une “fausse sauvegarde”
- -Vos “3 copies” sont juste 3 dossiers ou 3 snapshots sur le même stockage.
- -La copie “hors site” est en réalité dans le même compte cloud ou le même annuaire.
- -La synchronisation cloud est la seule protection (risque : suppression ou chiffrement répliqué).
- -Le compte qui administre la production peut aussi supprimer les sauvegardes.
- -Aucune copie n’est immuable (donc modifiable ou supprimable).
- -Vous n’avez jamais fait une restauration complète sur un environnement propre.
- -Vous ne savez pas dire, sans citer un produit, où sont vos 3 copies, quels supports, et laquelle est séparée.
##Chemin d’action en 6 étapes (sans changer d’outil)
##Contrôles essentiels 3-2-1 (avec preuves à collecter)
Groupe 1 : 1) Séparer les identités
- ->Décider : les comptes de production ne doivent pas administrer les sauvegardes.
- ->Vérifier : qui peut supprimer une sauvegarde, un snapshot, un bucket, un vault.
- ->Preuve : liste des rôles/ACL et des comptes ayant droit de suppression.
- ->Preuve : schéma simple “prod” vs “backup admin” (même une capture d’écran commentée).
Groupe 2 : 2) Rendre une copie immuable
- ->Décider : au moins une copie doit être non modifiable pendant une durée définie.
- ->Vérifier : l’immutabilité est-elle active sur la copie séparée (ou sur un stockage dédié) ?
- ->Preuve : paramètre d’immutabilité/WORM activé (capture + nom de la politique).
- ->Preuve : tentative contrôlée de suppression/modification refusée (journal ou message).
Groupe 3 : 3) Tester la restauration
- ->Décider : tester une restauration de bout en bout, pas juste “le job est vert”.
- ->Vérifier : restauration sur un environnement isolé ou propre, avec contrôle d’intégrité.
- ->Preuve : compte rendu de test (ce qui a été restauré, durée, erreurs, actions).
- ->Preuve : liste des étapes reproductibles (runbook court).
##Vue opérationnelle : comment 3-2-1 résiste (ou échoue)
Utilisez cette carte pour repérer votre point de rupture principal et l’action la plus rentable à faire ensuite.
- ├─Panne ou corruption du stockage principal
- ├─Erreur humaine : suppression, écrasement, mauvaise manipulation
- └─Compromission : chiffrement et suppression des copies accessibles
- ├─Copie locale protégée : rapide à restaurer, mais pas seule
- ├─Deux supports : évite la panne commune (même techno, même bug)
- └─Copie séparée : survit au compte, au domaine, et au stockage principal
- ├─Même identité partout : un seul compte peut tout supprimer
- ├─Copie séparée “en théorie” : même tenant, même console, mêmes clés
- ├─Pas de test : vous découvrez l’échec le jour de l’incident
- └─Synchro cloud confondue avec sauvegarde : la suppression/chiffrement peut se propager
##FAQ de terrain (pour trancher vite)
Est-ce que 3 snapshots sur le même stockage comptent comme 3 copies ?
Non, pas pour 3-2-1. C’est un seul point de défaillance. Gardez les snapshots, mais ajoutez une copie sur un autre support et une copie séparée du système principal.
La “synchro cloud” (Drive, Share, sync agent) est-elle une sauvegarde ?
Souvent non, ou pas suffisante. Une suppression, une corruption ou un chiffrement peut se répliquer. Utilisez-la comme confort, pas comme dernier filet.
Que veut dire “séparée” exactement ?
Séparée du système principal. Idéalement hors ligne ou hors compte. Au minimum, avec des identités distinctes, des droits limités, et une barrière contre la suppression.
Comment vérifier sans parler de produit ?
Expliquez : quelles sont vos 3 copies, quels sont les 2 supports, laquelle est séparée, qui peut la supprimer, et quand vous avez restauré pour de vrai. Si vous ne pouvez pas répondre simplement, il manque un contrôle.
